A game of chance or a game of skill?
In den Alpen kommt das gute Wetter zwar nur selten, aber wenn es kommt, ist ein grosser Flug quasi garantiert. Hier in der Sertão hat es jeden Tag über 10 Stunden Thermik und man könnte theoretisch immer 400 km fliegen, an den windigeren Tagen über 500.
Doch so einfach ist es nicht: Am Morgen ist die Thermik schwach, der Wind stark und die Basis tief. Selbst die besten Piloten kommen nicht jedes Mal durch, meine eigene Quote ist frustrierend tief. Klar, mit einem späteren Start könnte man die Chancen deutlich erhöhen, aber wer Rekorde fliegen will, muss den ganzen Tag nutzen. So probieren wir es täglich aufs Neue. Die Thermik beginnt spätestens um 7 Uhr, oft schon deutlich früher. Anfangs nimmt man jedes Steigen mit, aber die Thermikkerne sauber zu zentrieren, ist hier eine Kunst für sich. Auch die gemachten Beobachtungen richtig zu interpretieren, braucht Eingewöhnungszeit. Zu oft sehe ich Wolken oder gar steigende Urubus und ordne das dazugehörige Steigen trotzdem falsch im dreidimensionalen Raum zu. Denn die Luft steigt morgens in einem sehr flachen Winkel vom Boden zur Wolke auf. Gegen Mittag steigt die Basis, die Thermik wird stärker und der Wind lässt in der Regel nach. Dann werden die Bedingungen vergleichbar mit dem, was wir aus der Schweiz kennen.
Es bleibt also nur eines: Üben, üben, üben! Je besser man mit den Bedingungen der ersten Stunden zurechtkommt, desto grösser werden die Chancen auf einen grossen Flug. Heute war der bisher windigste Tag und Nico ist als Einziger von uns durchgekommen. Nun hat er gute Chancen, auf über 500 km zu kommen. Die restliche Crew startet morgen einen neuen Versuch.
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Dans les Alpes, le beau temps est certes rare, mais lorsqu'il est là, un grand vol est presque garanti. Ici, dans le Sertão, il y a plus de 10 heures de thermique par jour et l'on pourrait théoriquement toujours voler 400 km, et même plus de 500 km les jours les plus ventés.
Pourtant, ce n'est pas si simple : le matin, le thermique est faible, le vent est fort et la base est basse. Même les meilleurs pilotes ne passent pas à chaque fois – mon propre taux de réussite est frustramment bas. Bien sûr, en décollant plus tard, on pourrait nettement augmenter ses chances, mais quiconque veut battre des records doit exploiter toute la journée. C'est ainsi que nous réessayons jour après jour : le thermique commence au plus tard à 7 heures, souvent bien plus tôt. Au début, on prend tout ce qui monte, mais centrer proprement les noyaux thermiques est ici un art en soi. Bien interpréter les observations faites demande également un temps d'adaptation. Trop souvent, je vois des nuages ou même des urubus qui montent, et j'attribue malgré tout mal l'ascendance correspondante dans l'espace tridimensionnel. En effet, le matin, l'air monte du sol vers le nuage selon un angle très faible. Vers midi, la base s'élève, le thermique devient plus fort et le vent faiblit généralement. Les conditions deviennent alors comparables à ce que nous connaissons en Suisse.
Il ne reste donc qu'une seule chose à faire : s'entraîner, s'entraîner, s'entraîner ! Mieux l'on gère les conditions des premières heures, plus grandes sont les chances de réaliser un grand vol. Aujourd'hui a été la journée la plus ventée jusqu'à présent, et Nico est le seul d'entre nous à être passé. Il a désormais de bonnes chances de dépasser les 500 km. Le reste de l'équipe fera une nouvelle tentative demain.
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